Discriminations, violence et santé

Le pôle Discriminations de la Ligue Française pour la Santé Mentale, placé sous la responsabilité d’Eric Verdier existe grâce aux nombreux soutiens institutionnels engagés à nos côtés :

La Fondation SNCF, La Direction Générale de la Santé, L’INPES, le Ministère de l’Agriculture, le SGCIV, la HALDE, l’ACSE, l’Education Nationale, l’Agence du service civique, plusieurs régions françaises (Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Picardie,…), plusieurs agglomérations (Cherbourg, Toulouse, Amiens, Grenoble, Evreux, …), des ARS (Bretagne, Basse-Normandie, Haute-Normandie,…) et DRJSCS (Pays-de-la-Loire, Picardie,…), la PJJ (Grand Ouest), l’AP-HM, …

Pôle Discriminations : un programme d’action à la jonction de la santé publique et de la cohésion sociale.

INTRODUCTION

Nous proposons un plan d’actions, mis en place par la LFSM sur l’ensemble du territoire français pour apporter de vraies solutions durables aux problèmes d’une société en crise.

Une réflexion innovante et une réponse efficace d’ Eric Verdier pour lutter sur le plan politique contre les phénomènes :
• de bouc-émissaire (notamment à l’école)
• de violence tournée vers soi (suicide, addictions, risque sexuel) ou vers les autres (harcèlement,…)
• liés à la solitude et l’isolement

DE LA DISCRIMINATION A LA VIOLENCE
Il est nécessaire que l’Etat, nos institutions et les professionnels interviennent face à une violence qui n’est pas forcément physique, mais toujours un poison mental.

 

PHENOMENES DE BOUC-EMISSAIRE
La recherche-action menée par Eric Verdier (Ligue des droits de l’Homme de 2003 à 2006), a mis en évidence la prégnance des processus de bouc-émissaire au sein des phénomènes de violence contre soi et contre l’autre.

Les boucs-émissaires sont en quelque sorte l’«œil du cyclone» de la violence contemporaine : prendre en considération les sentiments et les responsabilités des divers protagonistes permet de se doter d’outils de repérage et d’analyse efficaces, et de restituer aux boucs-émissaires leur fonction première de moteurs de transformation sociale.

Près de 1000 jeunes se suicident chaque année en France (dont 25% au moins des garçons touchés par l’homophobie) ; D’autre part, près d’un jeune sur 5 est concerné par un phénomène de bouc-émissaire dans nos collèges et lycées (en tant que victime ou auteur). On sait par ailleurs que la corrélation entre ces phénomènes, le mal-être et le suicide est très étroite.

10% des français, soit près de 4 millions d’entre eux, souffrent de la solitude (moins de trois conversations personnelles par an), autant en ville qu’en secteur rural ; 2 millions ont moins de 60 ans. Les catégories les plus concernées sont, par ordre décroissant en nombre : les personnes âgées et dépendantes, les foyers monoparentaux, les « repliés » (le conjoint est aussi le seul ami), les personnes malades ou handicapées, les travailleurs pauvres ou indépendants. Là aussi, la corrélation avec le suicide est très étroite.

DIAGNOSTIC et REPONSES

Le diagnostic d’Eric Verdier, est que tous les indicateurs sont au rouge. Il y a urgence à proposer des outils à ceux et celles qui sont en capacité de se mobiliser en réseau et de développer des actions innovantes en proximité avec les populations désignées, en particulier les jeunes.

Notre objectif général
Apporter une réponse pertinente et efficace à un problème politique grave qu’aucun de nos prédécesseurs n’a su prévenir ni aborder de front, par la porte de l’éducatif, du sanitaire, du social, du culturel et du judiciaire.

Nos objectifs spécifiques
1 – Former les acteurs de l’éducation et leurs partenaires (6 jours) sur le thème des discriminations et des phénomènes de bouc-émissaire, et leur incidence sur la santé mentale des personnes.
2 – Accompagner et valoriser les initiatives que ces acteurs développent en terme de prévention et d’intervention face aux phénomènes de bouc-émissaire (2 jours) dont un espace de parole à destination de jeunes vulnérables en terme de violence ou de discriminations, ou une action de jeunes “sentinelles” par rapport aux phénomènes de harcèlement.
3 – Former et accompagner 10 jeunes « sentinelles » et 6 adultes « référents » repérant, intervenant et orientant les jeunes concernés par un harcèlement lors de 4 journées de face à face pédagogique réparties sur l’année scolaire.
Il s’agit aussi d’impulser et dynamiser un réseau « Discriminations, violence et santé », intégrant des acteurs de lutte contre les discriminations et de prévention de la violence, d’éducation pour la santé et d’accompagnement de personnes vulnérables en terme de santé et de conduites à risque. L’un des objectifs de ce réseau est de promouvoir l’autosupport des personnes et des communautés concernées.

 

Contenus
Un processus d’accompagnement en 4 modules (de 2 jours) pour aborder des thèmes forts et fédérateurs, sources de grande violence et de mise en danger de la santé et de la cohésion sociale.
1. Représentation du groupe sur les discriminations et les boucs-émissaires.
2. Lien avec les violences contre soi (suicide, addiction, risque sexuel) et contre les autres (violence scolaire, Amok, harcèlement,….)
3. Représentations individuelles et collectives associées à la crise identitaire masculine.
4. Identification et mobilisation des 3 facteurs de protection : Estime de soi / résilience (individuel : prises de risque et santé), Solidarité / Capital social (collectif : violence et cohésion sociale), Singularité et diversité (individuel-collectif : isolement et citoyenneté)
Notre objectif est aussi d’accompagner la mutation des garçons, des adolescents, des hommes, des pères et des grands-pères, au travers d’une analyse d’une crise identitaire masculine sans précédent dans l’histoire de l’espèce humaine, et  en synergie avec la transformation de l’identité des femmes.

Notre processus de recherche –action, inscrit dans un référentiel pédagogique remis au participants, s’appuie sur :
- la santé communautaire et l’autosupport pour répondre aux trois objectifs (formation-action, accompagnement et réseau) et identifier les résistances et ressources des acteurs de terrain.
- des acteurs impliqués : professionnels et bénévoles, hommes et femmes, dans les champs sanitaire / éducatif / socioculturel / judiciaire…
- une dimension locale : (quartier, agglo, dépt ou région), la plus hétérogène possible autour des trois entrées discriminations / violence / santé (ex : Ateliers Santés Ville).

LES EQUIPES

Eric Verdier, chef du pôle « Discriminations, violence et santé » à la LFSM
Éric Verdier est psychologue communautaire, membre du comité stratégique du Service Civique, expert sur le volet santé. Il est auteur de plusieurs articles et ouvrages sur les discriminations, l’identité masculine et la coparentalité.

Une équipe pour le seconder dans la démarche : des acteurs polyvalents
Plusieurs chargés de missions, à la fois formateurs et consultants sur ces questions, interviennent de manière transversale sur les différentes actions du pôle (en milieu scolaire, pour les besoins d’une collectivité territoriale ou d’une entreprise, par rapport à des publics vulnérabilisés comme les « sans chez soi » ayant des problèmes de santé mentale, ou les pères empêchés dans la relation à leurs enfants, … )